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MOLENBEEK: Bilan mi-mandat communal

Carte d’identité de la commune

Majorité : MR – CdH/CD&V – Ecolo/Groen – GIC Opposition : PS – SPA – PTB+/PVDA+- Islam – Défi

Molenbeek (copie)Nombre d’habitants : 96 346 habitants Superficie : 5,89 km2

Huit élus Ecolos :

Trois échevins : Annalisa Gadaleta, Karim Majoros et Sarah Turine

Une conseillère communale: Khadija Tamditi

– Un conseiller CPAS : Frédérique Mainjot

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Novembre 2015 : Bilan mi-mandat

  • Le travail de la majorité en quelques mots…
  • Le travail d’Ecolo-Groen au sein de la majorité etterbeekoise
  • L’avenir

Le travail de la majorité en quelques mots…

Depuis son retour en majorité en 2012, Ecolo a travaillé avec ses partenaires afin de passer d’une politique d’assistanat à une politique d’émancipation.

Ce sont donc principalement trois valeurs essentielles qui ont guidé et guident Ecolo :

• La participation

• L’émancipation

• L’innovation

Ce changement de vision de la politique a été rendu possible grâce à un travail collectif et un respect des partenaires au sein du Collège communal. C’est de cette manière que la commune de Molenbeek peut développer un mieux-vivre important pour les Molenbeekois.

Le travail d’Ecolo-Groen au sein de la majorité molenbeekoise

Ces valeurs et ce travail peuvent être illustrés par trois grandes réalisations.

1. Le Conseil des Jeunes (Sarah Turine)

Fin octobre 2014 : 17.306 jeunes molenbeekois, âgés de 12 à 25 ans, ont été invités, par courrier personnalisé, à élire leurs représentants au sein du Conseil des jeunes de Molenbeek. C’est la première fois qu’un tel scrutin a été organisé à Bruxelles et la première fois qu’un conseil des jeunes est lancé à Molenbeek. Près de 40 jeunes se sont inscrits pour être candidats : filles, garçons, francophones, néerlandophones et de tous les quartiers de Molenbeek. Environ six-cent jeunes ont voté pour élire leurs représentants au Conseil des Jeunes. Ce Conseil (quinze effectifs + huit suppléants) émet des avis à destination du Collège des Bourgmestre et Echevins sur des problématiques qui concernent les jeunes, directement ou indirectement comme l’âge des sanctions administratives communales (pour lesquelles ils proposent des alternatives comme le travail d’intérêt général). Il propose des actions concrètes aux jeunes de la commune. D’initiative, il a également remis un avis sur la politique sportive de la commune. Ils ont organisé deux assemblées générales où ils ont consulté des centaines d’autres jeunes de la commune. Un bel exemple de participation !

2. Les potagers collectifs et l’alimentation durable (Annalisa Gadaleta )

En terme d’émancipation, les potagers collectifs font beaucoup : on y apprend à produire ses propres légumes, à gérer son lopin de terre, à respecter les règles du groupe,… Il y a plusieurs potagers collectifs à Molenbeek-Saint-Jean qui sont soutenus par ou en collaboration avec la commune : le Jardin Majorelle, le Molenbabbel, le Jardin pédagogique l’Avenir (avec la Maison de quartier Bonnevie), La Goutte d’Huile et le potager de la Maison de quartier Heyvaert. Enfin, il y a aussi le Potager Bellevue-Petite Senne. Ce potager de +/- 1000 m2 est situé sur une friche, l’ancien lit de la petite Senne. Sa gestion a été confiée à une entreprise d’économie sociale, Atelier Groot Eiland. Ce projet a été développé par la commune dans le cadre de l’Alliance Emploi-environnement. Les légumes produits (+/- 80 kg par semaine) sont utilisés par le restaurant social l’Atelier Groot Eiland (situé dans le bâtiment à côté du potager). Les personnes qui s’occupent du potager sont des personnes insérées par le projet d’Atelier Groot Eiland arbeidszorg (il s’agit de personnes loin du marché de l’emploi). Ce projet répond à un défi environnemental (utiliser une friche qui était inutilisée pour de l’agriculture urbaine bio), économique (production de légumes pour le restaurant social) et social (projet arbeidszorg).

3. De l’innovation en termes de logements (Karim Majoros)

Porte de Ninove, le premier Community Land Trust d’Europe continentale a vu le jour. Des ménages précarisés, dans les conditions du logement social, sont devenus propriétaires de 9 grandes habitations basse énergie. L’astuce ? Le sol reste la propriété du collectif, ce qui compresse les coûts. Un bulle sans spéculation face au canal. Une innovation qui allie solidarité et participation, impulsée par le CLTB avec les écologistes aux niveaux régional et communal. 

D’autres projets importants ont pu voir le jour sous l’impulsion des élus écologistes comme:

1. Des nouveaux logements et équipements

Avec les 114 logements des agences immobilières sociales, les 165 nouveaux logements publics (passifs ou basse énergie) et les 388 logements avec les prêts du Fonds du logement, ce sont pas moins de 667 nouveaux logements à gestion publique à Molenbeek. Grâce aux techniques de construction des logements passifs ou basse énergie, quelques 250.000 KWh sont ainsi maintenant économisés chaque année, comparés à la consommation moyenne des logements à Molenbeek. Cela diminue la pollution qui entraîne des maladies respiratoires. Pour une famille locataire d’un tel logement écologique, l’économie sur la facture de chauffage et d’électricité atteint en moyenne 1300€/an. Pour les locataires communaux qui habitent un ancien logement, moins économe en énergie, une nouvelle grille de loyer solidaire réduit leur loyer de 20%. La réduction varie de 40 à 100 euros par mois. Enfin, le nombre de logements privés insalubres a diminué de plus de 25%.

Plusieurs bâtiments peuvent être mis en lumière. Le bâtiment Industrie/Liverpool basse énergie:  un projet mixte logements / économie sociale (bar à soupe), accueil extrascolaire, jardin collectif. Il y a également le double bâtiment passif au croisement du quai de Mariemont et de la rue de Bonne : école en immersion linguistique néerlandaise et ses logements. Ces deux exemples sont la preuve que cela bouge le long du canal.

2. Le projet de récupération de bois « Boomerang »

Cette collaboration entre la commune et l’asbl Atelier Groot Eiland est à souligner. Le projet Boomerang consiste en la fabrication de meubles à partir de déchets de bois et en un projet de formation de demandeurs d’emploi. Ce projet répond à un défi environnemental (réutilisation des déchets qui seraient destinées à l’incinération), économique (production de meubles design) et social (projet d’insertion socioprofessionnelle).

3. Des économies d’énergie

Au total, 668 modules de panneaux solaires ont été installés sur les toitures de 5 bâtiments communaux, soit 1.170 m². Concrètement, cela fournit la moitié de la consommation annuelle des 5 bâtiments concernés. Cela équivaut à 42 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère, diminution de la facture d’énergie de 12.000 euros par an, sur 20 ans 290.000 euros. Pour les particuliers aussi, il y a moyen de dépenser moins d’argent en termes d’énergie via des groupements d’achat. 822 ménages s’y sont inscrits dont 66% n’avaient jamais changé de fournisseur et avaient gardé les tarifs les plus élevés. Cela a abouti à 360 souscriptions.

4. Des événements durables

Une diminution de 70% des déchets a été réalisée au Marché de Noël en 2014. Environ 3000 gobelets réutilisables ont été mis à disposition des exposants ainsi que de la vaisselle compostable (compostée par différentes associations). Des efforts supplémentaires sont réalisés pour le Marché de Noël 2015.

5. Développement durable

Un processus de labellisation de la Maison communale « Entreprise éco-dynamique » est en cours et un groupe de près de 25 éco-ambassadeurs a été créé.

6. Groupe de travail jeunes-police

Les relations entre la police et les jeunes ne sont jamais simples. Dans le contexte molenbeekois, où l’incompréhension s’intensifie et où les tensions peuvent être exacerbées, des débordements peuvent avoir lieu. C’est dans cette optique de meilleure compréhension mutuelle que s’est mis en place ce groupe de travail visant à améliorer les relations entre jeunes et policiers à Molenbeek. Un groupe mixte composé de jeunes, de parents, de policiers et de membres de l’associatif. Ce groupe de travail se penche sur plusieurs chantiers et a déjà mis en place des actions concrètes. Par exemple, une équipe mêlant jeunes et policiers s’est entraînée ensemble et c’est ensemble qu’ils ont participé aux 20 km de Bruxelles.

7. Processus de rapprochement entre les différentes communautés à travers le dialogue interculturel

À Molenbeek, plus qu’ailleurs, il importe d’ouvrir et de favoriser le dialogue entre les différentes communautés. Dialoguer pour comprendre mais aussi pour réinterroger nos conceptions du monde. Un processus de dialogue interculturel a donc été lancé sur initiative de Sarah Turine. Un work in progress constant à travers 3 axes : outiller, valoriser, décloisonner. Moments de convivialité et de rencontre (rupture du jeûne interculturelle sur la place communale, « shabbadan » mêlant rupture du jeune du Ramadan et début de shabbat, groupes de paroles,…). D’autres actions sont en cours de préparation pour faire monter en puissance le dialogue interculturel en 2016.

8. La lutte contre la radicaliation

Le départ de jeunes via les filières djihadistes vers la Syrie et l’Irak est un phénomène récent, mais ce n’est que la pointe de l’iceberg d’un malaise plus profond que nous avons décidé de prendre à bras le corps via un plan de prévention à trois niveaux : de la mise sur pied d’une cellule psycho-sociale pouvant accompagner les familles concernées jusqu’à des actions de prévention générale permettant de stériliser le terreau dans lequel les recruteurs vont puiser : exclusion sociale, discriminations, questionnements identitaires et spirituels, théories du complot et méfiance vis-à-vis des institutions… autant d’enjeux sur lesquels nous travaillons par le renforcement du travail sociale de rue, le travail communautaire et la valorisation des jeunes par la mise en place de projets (comme le conseil des jeunes, le projet Bknt Rap project, la pièce du théâtre « Le pôle jeunesse »…)

L’avenir

Améliorer la qualité de vie à Molenbeek passera aussi, ces prochaines années par :

– La poursuite du « Contrat logement », plan communal de développement du logement, qui vise avec les autres niveaux de pouvoirs 900 nouveaux logements de qualité à gestion publique et à finalité sociale, avec une attention pour le développement de projets d’habitat solidaire notamment intergénérationnel (rue de la Campine) ainsi que la diversification de l’offre : des logements sociaux, mais également moyens locatifs, de même qu’un développement de 50 studios destinés à des jeunes en insertion face à la Gare de l’Ouest. Sans oublier la rénovation de 750 logements publics, dont la Tour Brunfaut, qui sera transformée dès 2016.

– Du soutien aux initiatives citoyennes en matière de développement durable

– Le développement de la friche de la Petite Senne en zone verte en complément au potager

– La rénovation et la valorisation des parcs communaux

Le Pôle jeunesse qui sera un espace d’accueil transversal et multidisciplinaire, un espace de réflexion et d’action pour et par les jeunes. Il s’agit d’un espace d’accueil, un espace de mise en soutien à la mise en projet des jeunes, un lieu où tisser des liens avec des jeunes et avec des professionnels de différents secteurs.

– L’augmentation de stages de qualité durant les périodes de vacances