02/218.09.02
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Les asiles sont, dit-on, plein de fous qui se prennent pour Napoléon. Faudra-t-il construire de nouvelles ailes pour ceux qui se prennent pour Macron ? Les raisons qui ont poussé Benoit Lutgen à agir comme il l’a fait lundi sont certainement nombreuses. Peur de disparaître au vu des sondages, angoisse existentielle d’un parti dont le seul programme est d’être au pouvoir, opportunisme, bouffée délirante, crise suicidaire, cynisme, amnésie commode d’un parti au pouvoir dans 8 législatures wallonnes sur 9 dont 7 avec les socialistes… ? Probablement un peu tout ça à la fois. Avec malgré tout un fil rouge : une irresponsabilité flagrante quant aux dossiers urgents à finaliser et qui se trouvent maintenant à l’arrêt : allocations familiales, pacte d’excellence, accord sur le non-marchand, cours de citoyenneté…

Aujourd’hui, il nous faut reconstruire. Non pas remonter des cloisons ou bidouiller le tout-à-l’égout. Non, il faut en profiter pour refaire les fondations. Travailler sur les règles de base comme nous le réclamons depuis toujours. Décumul intégral, publicité des rémunérations, ériger en infraction pénale le clientélisme, dépolitiser l’administration, simplifier les structures, instaurer un droit d’initiative législative pour les citoyens, organiser des consultations populaires régionales… A Bruxelles, il faut réorganiser les compétences entre Région et communes en vue renforcer la cohérence d’un projet régional, diminuer le nombre d’échevins en conséquence, aborder le tabou des limites communales, régionaliser les zones, structures et institutions d’intérêt régional… C’est seulement quand tout cela aura été fait qu’on pourra poser un toit sur une maison saine. Car il ne s’agit pas de retisser la confiance entre partenaires politiques potentiels comme le pensent les partis traditionnels mais bien entre les citoyens et le monde politique. Et ça, c’est maintenant. Les textes sont prêts, alors chiche ?

Guillaume Defossé, Rajae Maouane et Arnaud Pinxteren

Coprésidents Régionaux

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